Résumé
: Towerville vit ses
derniers instants de liberté ! La Corpo des super héros a truqué,
menacé... et ainsi permis à Miss Honolulu de remporter les élections. "Agis
et sois vrai", l'hymne de la nouvelle municipalité retentit dans les
rues, les monstres et les mutants sont parqués dans un ghetto. Les Clandestins
vont réagir ! Mais, coup de théâtre, le peuple reprend le
pouvoir ! Face à la colère populaire, les ennemis d'hier doivent
fuir ensemble. |
Chronique
:
Avec "Le Grand Exil" Hervé Bourhis met fin à cette série
d'un autre âge et qui m'avait surpris en étant publiée chez
l'éditeur Dupuis. Mais dès lors qu'on se plonger dans cette BD,
c'était pour découvrir un univers riche graphiquement [ sisi !!
] et surtout une histoire hâletante qui allé nous accrocher aux trippes.
Déjà par le faites d'utiliser des super-héros et de les faire
à la sauce française. C'est à dire: nigauds, inutiles et
franchement rigolos !!! L'intrigue quand à elle, est toujours restait focalisé
sur les complots politiques et sur le rejet des monstres, faisant de cette vile
un exutoire et un exemple de la lutte...
Hervé Bourhis nous assène toujours son graphisme thrash, taillé
au scalpel, mais qui tient bien la route. C'est comme ces couleurs grossières
qui donnent un effet bubble-gum à l'ensemble. Si aux premiers abords on
a l'impression qu'il ne sait pas dessiner, je peux vous jurer qu'aucun autre style
graphique n'était adapté à cette histoire. Du bon graph'art
en l'occurence...
Avec deux tomes passés à présenter les personnages et à
les faire réagir contre la discrémination, Hervé Bourhis
achève son récit de la plus belle façon, avec toujours ces
messages subliminaux cachés, tentant de nous réveiller de notre
torpeur consumériste et surtout franchouillarde. Car si le propos est "super-héros
et mutants", le récit pourrait très bien être adapté
à notre société. Comme quoi, il est possible d'éduquer
et de dénoncer tout en s'amusant. Vive "Comix Remix" et Hervé
Bourhis... A découvrir...
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