Chronique
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Dans son dernier ouvrage, Karibou nous entraîne dans une vision décalée et humoristique de l’enfer, où Caïn, célèbre pour avoir tué son frère Abel, découvre un paysage désolé et volcanique. Accompagné d’un Satan perplexe face à son insouciance, Caïn explore ce lieu comme s’il s’agissait d’un centre de vacances. Et là, tout le ressort comique de l'histoire prend son envol avec quelques passages bien pensés ! On rigole...
Le dessin précis de Lionel Richerand, en nuances de rose et de gris, dépeint un enfer rocailleux et morne, rappelant les illustrations de Gustave Doré (mais de loin). Karibou utilise cette toile de fond pour développer des dialogues contemporains et pleins d’humour, visant à désacraliser l’image traditionnelle de l’Enfer et de Satan.
L’intention de rendre l’enfer plus accessible et moins terrifiant est louable et souvent amusante. Cependant, certains gags manquent parfois de punch, tombant à plat par excès de subtilité ou de bulles excessives qui alourdissent l'ensemble.
Malgré ces quelques faiblesses, "L' Enfer c'est les hôtes" reste une lecture divertissante et originale, offrant une perspective rafraîchissante sur un thème classique au final. |