Chronique
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Delcourt opte désormais pour un rythme annuel : un seul volume regroupant les douze épisodes VO de l’année précédente, pour offrir un ensemble plus homogène et immersif. La nouvelle formule s’ouvre avec « Spawn 2025 », directement propulsé par les événements du numéro 350, où l’intrigue autour du trône des Enfers trouve enfin un héritier.
« Spawn 2025 » marque un tournant audacieux. Le nouveau format proposé par Delcourt, qui réunit une année complète d’épisodes dans un seul volume, donne un rythme plus fluide et permet de plonger immédiatement dans les suites explosives du n°350.
Todd McFarlane amorce ici une véritable nouvelle ère : un Spawn dépouillé de ses pouvoirs habituels, obligé de se débrouiller avec ses chaînes, un katana… et des menaces inattendues. Un changement radical, surprenant, et qui relance la série avec vigueur.
Le récit enchaîne les affrontements et les coups du sort, souvent dirigés contre Spawn, qui traverse l’aventure malmené de toutes parts. Il y a même quelque chose de perversement amusant à le voir autant mis à l’épreuve… avant qu’il ne parvienne finalement à reprendre le dessus.
Ce volume propose un récit dynamique qui apporte un vrai souffle nouveau à la série. La tension monte jusqu’à un final particulièrement fort, qui laisse entrevoir une suite prometteuse. On aurait presque aimé que cette atmosphère rude et dépouillée, où les personnages semblent poussés dans leurs derniers retranchements, s’étire encore un peu plus.
Côté dessin, Brett Booth impose immédiatement sa patte : un style vif, clair et très énergique, qui apporte une réelle dynamique à l’ensemble. Ses personnages conservent ces silhouettes élancées et ces attitudes caractéristiques qui divisent parfois, mais qui restent parfaitement maîtrisées.
On peut surtout saluer sa constance : livrer douze épisodes d’affilée avec une telle régularité graphique force le respect. A découvrir bien entendu. |