Chronique
:
L’enfance de Hellboy demeure longtemps opaque, résumée à l’image de l’enfant rouge recueilli par Bruttenholm après l’intervention des nazis.
Avec Thomas Sniegoski, Mike Mignola tente d’éclairer cette période à travers un premier tome clairement pensé pour un jeune public: dessin influencé par l’animation, narration très calibrée et enchaînement d’aventures spectaculaires. Monstres géants, jungles et temples s’y succèdent sans surprise. Si le rythme et l’action peuvent séduire les plus jeunes, les lecteurs adultes y trouveront un récit convenu, loin de la richesse mythologique qui faisait la force de la série originale.
Le trait comme le récit restent très dépouillés et n’apportent finalement que peu d’éléments sur le passé du jeune Hellboy.
Il faudra attendre la suite pour savoir si la série gagne en relief et en intérêt. En attendant, les fans de Hellboy pourront commencer avec cette porte d’entrée. |