Chronique
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Avec « Faux Frères », les auteurs enrichissent ce récit d’aventure en accordant davantage de place aux questionnements personnels de son protagoniste, ce qui apporte plus de profondeur à une trame aux ressorts classiques.
Le récit repose avant tout sur une atmosphère de tension et de méfiance. Plus que l’action, c’est le parcours de Tango, confronté à ses fragilités et à ses incertitudes, qui donne toute sa force à l’intrigue et nous plonge dans un récit haletant dont on décroche seulement à la dernière page.
Le dessin réaliste de Philippe Xavier met parfaitement en valeur les décors et les personnages et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai adhéré à cette série dès le début, portée par une mise en scène efficace et très visuelle.
Ce nouvel album reste fidèle à l’esprit de la série tout en proposant un récit maîtrisé et plus nuancé qu’il n’y paraît. Entre tension, action et failles intimes, cet album montre que la série « Tango » gagne en profondeur lorsque son héros se retrouve confronté à ses propres fragilités. |